Christopher, Ariane et Catherine
En 1999, Catherine Marceau Dumais reçoit son diplôme en techniques d’éducation et service de garde au Campus Notre-Dame-de-Foy. Son intérêt et sa curiosité la poussent à expérimenter le travail d’éducatrice auprès de différents groupes d’âge. Ces années où elle a eu le bonheur de côtoyer plusieurs milieux ont été pour elle une source d’inspiration intarissable.

 

Il était une fois…

« Au cours de ma dernière année comme éducatrice, nous avons réalisé un projet avec les enfants : la création d’un simple journal, où nous avons publié les plus belles activités réalisées avec les enfants durant toute l’année. Le journal a connu un tel succès auprès des parents que l’idée de produire un magazine fit son apparition.

En mars 2002, j’ai ressenti le besoin de relever de nouveaux défis. Connaissant bien les milieux de garde et étant maman d’une petite fille, j’en conclus qu’il y avait de nombreux besoins à combler : 

  • la valorisation et le besoin constant de perfectionnement du métier d’éducatrice;

  • outiller les parents en leur offrant des idées d’activités à réaliser à la maison avec les enfants.

C’est alors que s’est enclenché le processus de démarrage de l’entreprise, un parcours rempli de surprises, de tempêtes et de bonheur. Cette belle et grande aventure m’a permis au cours des années de rencontrer des gens formidables. À ce jour, nous comptons plus de 8 000 fidèles abonnés partout au Canada. Nous sommes fiers d’offrir un contenu unique et entièrement réalisé par des professionnelles de la petite enfance. Nous espérons que vous serez charmé par La Culbute et que vous ferez partie, vous aussi, de cette merveilleuse aventure! »

 

Au plaisir,

Catherine Marceau Dumais
Présidente et éditrice


UN HOMMAGE AUX ÉDUCATRICES ET ÉDUCATEURS !

Plusieurs l’ignorent, mais oui, avant de fonder le magazine La Culbute, j’ai étudié en techniques d’éducation à l’enfance. On me disait: «Mais pourquoi vas-tu étudier en garderie? Ce n’est pas payant!», ou encore: «Trois ans d’études pour apprendre à changer des couches?» J’ai fait la sourde oreille et j’ai tout de même suivi ma formation de trois ans. Dans les nombreux cours, j’ai expérimenté le travail d’équipe et appris toutes les notions nécessaires pour devenir une vraie professionnelle de la petite enfance. Ce que je désirais par-dessus tout, c’était de travailler auprès des enfants. Je voulais être une ÉDUCATRICE.

À la fin de mes études collégiales, j’étais une des seules dans mon cercle d’amies à avoir trouvé un travail dans mon secteur d’activité aussi rapidement. J’ai eu le bonheur d’exercer le métier d’éducatrice pendant sept ans. Durant ces années, je me suis rendu compte avec tristesse que mon métier était dévalorisé par la plupart des gens qui m’entouraient. On m’appelait «la petite gardienne». Certains parents ignoraient totalement ce qui se passait avec leur enfant pendant la journée. Par contre, certains s’y intéressaient (peu nombreux, mais tout de même…). J’avais le goût de crier ma frustration au monde entier, de dire que j’avais étudié pendant trois longues années en psychologie, en développement global, en hygiène, en créativité, en alimentation, en prévention et sécurité, en intervention et j’en passe… J’ai travaillé dans plusieurs milieux de garde, du CPE avec les poupons jusqu’au milieu scolaire avec les 11-12 ans. Je peux vous affirmer que les éducatrices que j’y ai rencontrées sont des femmes formidables, ayant à cœur le bien-être et le développement harmonieux de chaque enfant. Plusieurs d’entre-elles travaillent même le soir (heures non rémunérées) pour planifier de belles journées avec les enfants, sans compter les réunions d’équipe et les rencontres avec les parents.

Pour pousser encore plus loin mon idée, j’irais même jusqu’à vous dire que, pour moi, les éducatrices ont un rôle de pré-enseignantes. Nous préparons les enfants à l’entrée à l’école. Nous devons travailler avec un programme éducatif qui respecte les valeurs fondamentales de l’éducation. Nous devons évaluer chaque enfant pour nous assurer de son bon développement. Nous devons être là, à chaque instant, pour régler des disputes,amuser, raconter des histoires, soutenir chacun des enfants dans son cheminement.

Je comprends mieux cette notion depuis que j’ai quitté le métier d’éducatrice et que je suis maintenant une maman. J’ai une chance extraordinaire, parce que je sais que chaque jour de la semaine ma fille est en bonnes mains. Quelquefois, il arrive même à ma fille Ariane de m’appeler «Monia» au lieu de «maman». Je me dis chaque fois: «Elle a prononcé le nom de Monia plus de fois aujourd’hui que le mot maman». Et je me rends compte soudain que cette ÉDUCATRICE passe beaucoup de temps auprès d’Ariane et qu’elle mérite toute ma reconnaissance pour exercer son métier aussi bien qu’elle le fait.

Il y a encore beaucoup à faire pour améliorer le regard des gens sur ce métier. Mais on pourrait débuter par le simple geste de les remercier, chaque jour. «Merci de prendre soin de mon enfant lorsque je suis au travail.» «Merci de me remplacer auprès de mon enfant lorsqu’il a besoin d’être consolé.» «Merci de te préoccuper de son bien-être et de l’accompagner dans son rôle d’enfant.»Merci, merci, merci…

Prenons LE TEMPS de faire un lien entre les deux réalités en rapprochant les éducatrices et les parents et en les informant davantage sur ce qui se passe dans la vie des enfants au service de garde.

Le magazine La Culbute va évoluer beaucoup durant la prochaine année pour s’adresser à la fois aux parents et aux éducatrices, pour évidemment tenter de rapprocher les parents de la réalité des services de garde et montrer aux familles québécoises toute l’expertise et la créativité des professionnelles en éducation. Je compte sur vous pour faire connaître le magazine à votre entourage. La Culbute représente toutes les sphères de votre métier. Aidez-moi à le faire voyager!

C.P. 43046, Saint-Romuald, Québec G6W 7N2